KhallotBCPST · N° 1

La Semaine

dimanche 18 octobre 2026Faits du 12 au 18 octobre 20263 faits · 4 min de lecture

Ce qui s'est passé, choisi pour ton programme. En marge, en bleu, où le fait sert, comme dans la marge d'une copie corrigée ; en vert, ce que tu peux écrire. Chaque chiffre est contrôlé contre le texte de sa source, puis relu.

À la une · Écologie

COP17 à Erevan : premier bilan de l'objectif des 30 % protégés

La conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP17) se tient à Erevan, en Arménie, du 19 au 30 octobre. Le 16 octobre, le sommet des dirigeants qui la précède s'est conclu par une déclaration d'Erevan, « Taking Action for Nature », qui réaffirme l'objectif d'enrayer et d'inverser la perte de biodiversité d'ici 2030.

La conférence doit dresser le premier bilan mondial du cadre de Kunming-Montréal, adopté en 2022, et de ses 23 cibles. La plus connue, la cible 3, demande de conserver et de gérer efficacement, d'ici 2030, au moins 30 % des terres, des eaux intérieures et des zones côtières et marines, par des réseaux d'aires protégées « écologiquement représentatifs » et « bien connectés ».

Ce bilan sera refait à la COP19, en 2030. Pour la vice-présidente de la Commission européenne Teresa Ribera, Erevan doit être « the COP of proof, not only of promises ».

À écrire dans ta copie

Le cadre mondial de Kunming-Montréal (2022) fixe l'objectif de conserver au moins 30 % des terres et des mers d'ici 2030 ; la COP17 d'Erevan, en octobre 2026, en dresse le premier bilan (Convention sur la diversité biologique). La surface ne suffit pas : la cible exige des réseaux « bien connectés », car les échanges d'individus entre populations conditionnent leur maintien.

Attention. Une déclaration de sommet n'engage pas juridiquement les États : les décisions se prennent en plénière de la COP. Et la cible parle de zones « effectivement conservées et gérées » : une aire protégée sur le papier ne protège rien.

GéologieGéologie

02 · Géologie

Panama : un séisme de 7,7 au carrefour de quatre plaques

Le 9 octobre, un séisme de magnitude 7,7 a secoué le sud du Panama, à 12,6 km de profondeur, selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS). Environ 3,4 millions de personnes ont ressenti des secousses modérées à sévères.

La microplaque de Panama est cernée par les plaques Cocos et Nazca à l'ouest et au sud, Caraïbe et Amérique du Sud au nord et à l'est. La plaque Cocos plonge sous elle au sud, la plaque Caraïbe au nord. Le mécanisme au foyer de ce séisme est pourtant un décrochement senestre, et la sismicité historique se concentre plus à l'ouest, sur la zone de fracture de Panama.

Un séisme n'a qu'une magnitude, mais son intensité varie d'un lieu à l'autre : de V à VIII ici, sur l'échelle de Mercalli modifiée. L'échelle de magnitude est logarithmique : une unité de plus multiplie par dix l'amplitude enregistrée, et par 32 l'énergie libérée.

À écrire dans ta copie

Le séisme de magnitude 7,7 du 9 octobre 2026 au Panama, un décrochement senestre selon l'USGS, montre qu'une limite de plaques complexe associe subduction et coulissage : le mécanisme au foyer renseigne sur le régime de contraintes de la lithosphère.

Attention. Un séisme peu profond près d'une marge de subduction n'est pas forcément un séisme de subduction : ici, c'est un décrochement. Et la magnitude n'est pas l'intensité : ne confonds pas la taille du séisme et les dégâts ressentis.

ClimatClimat

03 · Climat

El Niño : un Pacifique vers +3,7 °C, et la faim qui menace

Le 16 octobre, Journée mondiale de l'alimentation, l'ONU rappelle qu'environ 645 millions de personnes ont souffert de la faim en 2025. Selon les projections du Programme alimentaire mondial (PAM), El Niño pourrait faire basculer 49 millions de personnes de plus dans l'insécurité alimentaire aiguë d'ici la fin de 2027, dans 45 pays.

Le phénomène s'intensifie. Selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), l'anomalie de température de surface de la mer dans la zone Niño 3.4, au centre-est du Pacifique équatorial, est passée de +1,6 °C en juin à +2,5 °C en août 2026. Elle atteindrait environ +3,7 °C en octobre-décembre, au-delà du précédent record de +2,6 °C (novembre 2015-janvier 2016).

L'OMM rappelle qu'El Niño n'ajoute pas de chaleur à la planète : il libère celle que l'océan a stockée sous la surface. Il déplace aussi les pluies : sécheresse plus probable sur le sous-continent indien et dans le sud de l'Amérique centrale, pluies plus abondantes dans la Corne de l'Afrique.

À écrire dans ta copie

En octobre 2026, l'OMM prévoit une anomalie de +3,7 °C dans le Pacifique équatorial (zone Niño 3.4), un record. El Niño est un couplage océan-atmosphère : l'affaiblissement des alizés laisse les eaux chaudes gagner l'est du Pacifique et freine la remontée d'eaux froides riches en nutriments, ce qui désorganise les réseaux trophiques marins et les pluies sur les continents.

Attention. Ce sont des prévisions : l'OMM donne une probabilité « proche de 100 % » que l'épisode dure jusqu'en février 2027. Les 49 millions sont une projection du PAM, pas un constat. Au programme, seul l'exemple de la mousson est exigible : El Niño est un exemple complémentaire de couplage.

Les photos sont recadrées et passées en bichromie par Khallot ; chacune reste sous la licence de l’original, indiquée dans les crédits.