KhallotSCIENCES · N° 2

La Semaine

dimanche 25 octobre 2026Faits du 19 au 25 octobre 20263 faits · 2 min de lecture

Ce qui s'est passé, choisi pour ton programme. En marge, en bleu, où le fait sert, comme dans la marge d'une copie corrigée ; en vert, ce que tu peux écrire. Chaque chiffre est contrôlé contre le texte de sa source, puis relu.

À la une · Chimie

Électrolyseurs : un stack chinois ne baisse le CAPEX que de 8 %

Le 15 octobre, l'AIE publie un commentaire sur les électrolyseurs. La Chine fabrique le stack, où l'eau est séparée en hydrogène et en oxygène, presque 60 % moins cher en moyenne que les économies avancées, et représente les deux tiers de la capacité installée mondiale.

Mais un projet européen qui importe ce stack et achète le reste sur place n'abaisse son coût d'investissement total que de 8 %.

À écrire dans ta copie

Selon l'AIE (15 octobre 2026), un stack chinois coûte presque 60 % de moins à fabriquer que dans les économies avancées, mais il ne forme que 15 à 20 % du CAPEX d'un projet : importé en Europe, il n'en réduit le coût total que de 8 %.

Attention. Des matériaux moins chers peuvent réduire le rendement : l'AIE relève qu'un électrolyseur bon marché peut faire monter la facture d'électricité, de plus en plus lourde à mesure que les électrolyseurs deviennent moins chers.

PhysiquePhysique

02 · Physique

Orion : un bouclier thermique dix fois moins abîmé qu'à Artemis I

Le 15 octobre, la NASA a confirmé la tenue du bouclier thermique d'Orion lors d'Artemis II : vitesse maximale de 39 fois celle du son, plus de 4 000 °F à l'extérieur (environ 2 200 °C), cabine à environ 24 °C. L'Avcoat, matériau ablatif, a subi dix fois moins de fissures et de pertes de matière carbonisée qu'à Artemis I : 9 zones contre 103, grâce à une trajectoire modifiée.

À écrire dans ta copie

Selon la NASA, le bouclier ablatif d'Orion a subi plus de 4 000 °F au retour d'Artemis II, avec dix fois moins de fissures et de pertes de matière qu'à Artemis I : un bouclier ablatif protège en se consumant, la matière qui part emportant de l'énergie.

Attention. Les 4 000 °F sont un maximum à l'extérieur. L'analyse se poursuit : prélèvements d'échantillons et scans internes au centre Marshall, scans laser pour mesurer la récession du matériau.

03 · Physique

Swift : sous 275 km d'altitude, la traînée met fin à la mission

Le 23 octobre, la NASA a annoncé la fin de la mission scientifique de l'observatoire Swift. Le satellite orbite désormais à moins de 275 km d'altitude, où la traînée atmosphérique plus forte l'empêche de pointer ses télescopes de façon stable.

Sa dernière observation date du 20 octobre ; il doit rentrer dans l'atmosphère dans les prochaines semaines.

À écrire dans ta copie

Selon la NASA (23 octobre 2026), Swift, lancé en 2004, a cessé ses observations à moins de 275 km d'altitude, où la traînée atmosphérique plus forte l'empêche de viser ses cibles de façon stable.

Attention. La page de la NASA n'explique pas le mécanisme de la chute de l'orbite : le lien entre frottement, perte d'énergie mécanique et baisse d'altitude est un rappel de cours. Les 171 miles de la source valent 275 km.

Les photos sont recadrées et passées en bichromie par Khallot ; chacune reste sous la licence de l’original, indiquée dans les crédits.