KhallotSCIENCES · N° 3

La Semaine

samedi 31 octobre 2026Faits du 26 au 31 octobre 20263 faits · 4 min de lecture

Ce qui s'est passé, choisi pour ton programme, avec pour chaque fait la phrase pour ta copie. Chaque chiffre est contrôlé contre le texte de sa source, puis relu.

À la unePhysique

Mars : des poussières de 100 nm que l'électricité statique trie

Le 26 octobre, la NASA a présenté une étude publiée le lendemain dans les Proceedings of the National Academy of Sciences : pendant 1 645 jours martiens, l'instrument PIXL du rover Perseverance a mesuré les poussières restées collées à des échantillons de matériaux de combinaison spatiale. Il a détecté des particules fines, de moins de 2,5 micromètres, et ultrafines, d'environ 100 nanomètres.

2 min de lecture2 sources16 extraits vérifiés

Les mesures précédentes sur Mars descendaient à environ 3 micromètres. Sur le Téflon de PIXL et le Vectran de SHERLOC, les grains collés mesurent en moyenne 2 micromètres ; sur le verre basaltique de PIXL et le Téflon de SHERLOC, ils descendent jusqu'à 100 à 300 nanomètres.

Ce tri par taille serait d'origine électrostatique : les grains se chargent en se heurtant dans l'air, et chaque matériau attire des grains de tailles différentes. Les plus fins sont restés accrochés malgré des années de roulage et de forage. Les polymères organiques comme le Téflon, fréquents dans les couches externes des combinaisons, captent facilement la poussière fine.

L'université Washington de Saint-Louis, où travaille l'auteur principal, Scott VanBommel, ajoute que les échantillons montrent peu d'usure visible et que les grains martiens, arrondis par le vent, sont bien plus lisses que ceux de la Lune. Pour la coautrice Abigail Knight, ce sont les propriétés électrostatiques de la poussière qui la font adhérer de préférence à certaines surfaces.

À écrire dans ta copie

Selon la NASA (26 octobre 2026), Perseverance a mesuré sur Mars des poussières ultrafines d'environ 100 nanomètres, restées collées à des matériaux de combinaison après 1 645 jours martiens : l'électricité statique, qui charge les grains lors de leurs collisions, déciderait quels grains adhèrent à quelle surface.

Attention. « Appears to », écrit la NASA : le rôle de l'électricité statique reste une interprétation. Et le risque pour la santé dépend de la quantité de poussière et de la durée d'exposition, que l'étude ne mesure pas.

Au programme

  • 5.2 Électrostatique
  • 4.1 Électrostatique

Déjà tombé

  • « Terraformation de Mars »Physique 2 PC, Centrale-Supélec, 2024

Sources

  • 1 NASA / JPL, « NASA’s Perseverance Offers Clues to Protect Crews From Mars Dust », 26 octobre 2026
  • 2 Washington University in St. Louis, « WashU study helps Martian astronauts prepare for dust » (document de fond), 29 octobre 2026

16 extraits vérifiés mot pour mot

02Physique

NEO Surveyor : deux bandes infrarouges pour estimer un astéroïde

Le 26 octobre, la NASA a montré le pare-soleil de NEO Surveyor, le télescope spatial chargé de chercher les astéroïdes et les comètes proches de la Terre : 6 mètres de haut, 2,4 mètres de large à la base. Il doit garder froid le télescope infrarouge et lui fournir son électricité.

1 min de lecture3 sources10 extraits vérifiés

Ses deux panneaux plans, joints à 23,5 degrés, portent 864 cellules solaires qui fournissent jusqu'à 2 kilowatts : c'est la seule source d'énergie de l'engin.

La physique du projet est celle du rayonnement thermique. Les astéroïdes et les comètes sombres réfléchissent peu la lumière visible, mais brillent dans l'infrarouge parce que le Soleil les chauffe. En photographiant le même champ du ciel dans deux bandes infrarouges, l'équipe en déduit la température d'un objet, puis une estimation de sa taille.

Chacun des deux détecteurs produit une mosaïque de 16 mégapixels, derrière une ouverture de 50 centimètres. Le lancement est prévu au plus tôt en septembre 2027.

À écrire dans ta copie

Le télescope NEO Surveyor de la NASA, dont le lancement est prévu au plus tôt en septembre 2027, observe le ciel dans deux bandes infrarouges : comparer les deux mesures donne la température d'un astéroïde chauffé par le Soleil, et de là une estimation de sa taille.

Attention. La taille obtenue reste une estimation, déduite d'une température : la NASA n'en donne pas la précision. Et le pare-soleil sert d'abord à bloquer l'éblouissement solaire.

Au programme

  • 3.4 Rayonnement thermique
  • 3.4 Loi de Wien, loi de Stefan.

Déjà tombé

  • « Un bref aperçu des instruments du télescope spatial James Webb »Physique 2 PC, Centrale-Supélec, 2026

Sources

  • 3 NASA Science, blog NEO Surveyor : « Sunshade for NASA’s NEO Surveyor Mission Ready for Its Day in Sun », 26 octobre 2026
  • 4 NASA, « NASA’s Neo Surveyor Sunshade » (image du jour), 27 octobre 2026
  • 5 NASA Science, page de la mission NEO Surveyor (document de fond), 31 octobre 2026

10 extraits vérifiés mot pour mot

03Physique

Île de Pâques : retrouver la magnitude 6,4 à partir du moment sismique

Le 29 octobre 2026 à 7 h 49 UTC, un séisme de magnitude de moment 6,4 s'est produit au sud-est de l'île de Pâques, à 10 km de profondeur, selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis (USGS). L'alerte PAGER est verte et aucun tsunami n'est signalé.

1 min de lecture2 sources14 extraits vérifiés

L'USGS publie aussi le moment sismique du séisme : 5,08 × 10¹⁸ N·m. Le moment vaut la rigidité de la roche, multipliée par l'aire de la faille qui a glissé et par la longueur du glissement ; la magnitude s'en déduit par Mw = 2/3 (log₁₀ M₀ − 9,1), avec M₀ en N·m.

Le calcul redonne la valeur publiée : log₁₀(5,08 × 10¹⁸) ≈ 18,71, et 2/3 × (18,71 − 9,1) ≈ 6,40. L'échelle est logarithmique : chaque unité de magnitude correspond à une amplitude dix fois plus grande et à environ 32 fois plus d'énergie libérée, selon l'USGS.

À écrire dans ta copie

Le séisme du 29 octobre 2026 au sud-est de l'île de Pâques a un moment sismique de 5,08 × 10¹⁸ N·m (USGS) ; la relation Mw = 2/3 (log₁₀ M₀ − 9,1) redonne une magnitude de 6,4, sur une échelle logarithmique où une unité de plus vaut environ 32 fois plus d'énergie.

Attention. La magnitude décrit le séisme, l'intensité décrit les secousses en un lieu, qui varient avec la distance et le sol. Et la formule est conçue pour rejoindre l'échelle de Richter là où les deux se recouvrent.

Au programme

  • 1.6 Propagation d’un signal

Déjà tombé

  • « À propos de la structure de la Terre »Physique-Chimie 2 PSI, Centrale-Supélec, 2024

Sources

  • 6 U.S. Geological Survey, M 6.4 – southeast of Easter Island, 30 octobre 2026
  • 7 U.S. Geological Survey, Earthquake Hazards Program : « Earthquake Magnitude, Energy Release, and Shaking Intensity » (document de fond), 31 octobre 2026

14 extraits vérifiés mot pour mot

Les photos sont recadrées et passées en bichromie par Khallot ; chacune reste sous la licence de l’original, indiquée dans les crédits.